La Falsification des sources
L'histoire l'a toujours montré : celui qui prend le pouvoir prend aussi la plume. Il ne suffit pas de contrôler les hommes, il faut contrôler ce qu'ils lisent, ce qu'ils transmettent, ce qu'ils croient avoir toujours su.
Dans l'islam des premiers siècles, cette réalité a laissé des traces. Des hadiths ont été fabriqués pour servir des règnes, d'autres ont disparu au moment précis où ils devenaient gênants. Des narrateurs proches du pouvoir ont été réhabilités, d'autres écartés. Et au-delà des hadiths, c'est la question du texte coranique lui-même que certaines sources, sunnites et chiites confondues ont posé, avant que le sujet ne devienne totalement intouchable.
Ce n'est pas une lecture conspirationniste. C'est la conséquence logique d'un fait simple : lorsqu'une autorité est contestée, elle a besoin de preuves. Et si les preuves n'existent pas, elles finissent par être créées.
Ce cycle documente ces mécanismes avec les sources elles-mêmes, pour comprendre non seulement ce qui a été altéré, mais pourquoi, et au profit de qui.