Les preuves de la falsification du Coran selon les chiites et les sunnites
La plupart des musulmans sont convaincus que le Coran est intact, préservé tel qu'il a été révélé. Mais cette conviction ne vient pas des textes, elle vient de ce qu'on leur a enseigné à croire, sans jamais les inviter à vérifier.
Car les textes, eux, disent autre chose. Des récits faisant état d'omissions, de modifications, de versets disparus et de sourates incomplètes existent, et en nombre. On les trouve dans des sources chiites, mais aussi sunnites, rapportés par des compilations de premier plan. Si les compilateurs ont choisi de les transmettre, c'est qu'ils avaient leurs raisons.
La Torah a été falsifiée. L'Évangile également. Le Coran lui-même l'atteste. Alors pourquoi le Coran aurait-il été épargné ? Par quelle logique le dernier des textes révélés serait-il le seul à avoir échappé à la main de l'homme ?
Admettre que ces récits existent ne revient pas à tout rejeter. Cela revient à comprendre pourquoi le Prophète ﷺ n'a pas laissé le Coran seul : il a laissé avec lui les Ahl al-Bayt (as), pour le garder, l'expliquer, lui donner voix. C'est en cela que réside la distinction entre le Coran parlant et le Coran silencieux.
Pour étayer ces propos, voici plusieurs sources, chiites et sunnites, accompagnées de leurs références.
Sources Chiites 15 hadiths ▼
Il dit : « J'ai écrit à Abu al-Hasan Musa (que la paix soit sur lui) … » jusqu'à ce qu'il mentionne sa réponse (que la paix soit sur lui) — dans une lettre alors qu'il était en prison :
« Ils ont été chargés de préserver le Livre de Dieu, mais ils l'ont falsifié et modifié. »
Nul ne peut prétendre posséder l’ensemble du Coran,tant dans son apparent que dans son caché, si ce n’est les dépositaires (les légataires)
« Le Coran avec lequel Gabriel est descendu auprès de Muhammad comptait dix-sept mille versets. »
Sources Sunnites 23 hadiths ▼
« Aïcha m'ordonna de lui transcrire un Coran et dit : quand tu atteindras ce verset "Observez les prières et la prière médiane" (2:238), préviens-moi. Quand je l'atteignis, je la prévins, et elle me dicta : "Observez les prières, la prière médiane et la prière de l'après-midi, et tenez-vous devant Dieu avec piété." Aïcha dit : "C'est ainsi que je l'ai entendu du Messager de Dieu." »
« Parmi ce qui fut révélé du Coran figurait : "Dix tétées connues rendent [le mariage] illicite", puis cela fut abrogé par cinq tétées connues. Le Messager de Dieu est décédé alors que cela faisait partie de ce qui se récitait du Coran. »
« J'ai certes craint que le temps ne passe sur les gens et que quelqu'un dise : "Nous ne trouvons pas la lapidation dans le Livre de Dieu", et qu'ils s'égarent en abandonnant une obligation révélée par Dieu. »
Nous récitions parmi les versets du Livre d'Allah : « Ô gens ! Ne prétendez pas descendre d'autres que vos pères, car cela est un kufr (ingratitude) de votre part que de prétendre descendre d'autres que votre vrai père. »
‘Ubaydullâh ibn ‘Abd Allâh ibn ‘Utba m’a informé que ‘Abd Allâh ibn Mas‘ûd n’appréciait pas que Zayd ibn Thâbit soit chargé de copier les mushafs. Il disait : “Ô vous, musulmans ! On m’écarte de la rédaction du mushaf alors qu’elle est confiée à un homme qui, par Allah, lorsque j’ai embrassé l’islam, n’était encore que dans les reins d’un homme mécréant.” Il visait par là Zayd ibn Thâbit. C’est à ce sujet qu’‘Abd Allâh ibn Mas‘ûd disait : “Ô gens d’Irak ! Conservez les mushafs que vous possédez et cachez-les. Car Allah a dit : « Et quiconque dissimule quelque chose viendra avec ce qu’il a dissimulé au Jour de la Résurrection » (3:161). Rencontrez donc Allah avec vos mushafs.”...
« Abd Allah nous a rapporté, d'après Khalaf ibn Hisham, d'après Hammad ibn Zayd, d'après Abu al-Aliyah, d'après Ubayy ibn Kab, que le Prophète lui dit :
"Combien de versets comptez-vous dans la sourate al-Ahzab ?"
Je répondis : soixante-treize versets.
Il dit : "Elle équivalait à la sourate al-Baqarah, et elle contenait le verset de la lapidation."
Je demandai : "Quel est le verset de la lapidation ?"
Il dit :
'Le vieillard et la vieille femme, s'ils commettent l'adultère, lapidez-les sans hésitation : c'est un châtiment venant de Dieu. Et Dieu est Puissant et Sage.' »
« Certes, Allah m'a ordonné de te réciter le Coran. »
Il lui récita alors : { Ceux qui ont mécru } [Sourate Al-Bayyinah], et il s'y trouvait : « Certes, la vraie religion auprès d'Allah est le monothéisme pur (Al-Hanifiyyah) et la soumission (Al-Muslimah), non le judaïsme, ni le christianisme, ni le magisme. Quiconque fait un bien, il ne lui sera point renié. »
Et il lui récita également : « Si le fils d'Adam possédait une vallée pleine de richesses, il en chercherait une deuxième. Et s'il en possédait une deuxième, il en chercherait une troisième. Rien ne remplit le ventre du fils d'Adam si ce n'est la poussière. Et Allah accueille le repentir de quiconque se repent. »
Abu 'Isa [Al-Tirmidhi] a dit : Ce hadith est bon et authentique (Hasan Sahih). Il a été rapporté par une autre voie : Abdallah ibn Abd al-Rahman ibn Abza l'a rapporté d'après son père, d'après Ubayy ibn Ka'b, qu'Allah l'agrée, que le Prophète, que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui, lui a dit : « Certes, Allah m'a ordonné de te réciter le Coran. » Qatadah l'a également rapporté d'après Anas, que le Prophète, que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui, la dit à Ubayy ibn Ka'b : « Certes, Allah m'a ordonné de te réciter le Coran. »
« Le verset de la lapidation et de l'allaitement de l'adulte de 10 tétées étaient sous mon lit, et lorsque le Prophète Mohamed est mort et que nous étions occupés par sa mort , un animal domestique entra chez moi et il a mangé ces versets. »
« Qu'aucun d'entre vous ne dise : "J'ai pris tout le Coran." Et qu'en sait-il, ce qu'était tout le Coran ? Une grande partie du Coran a disparu. Qu'il dise plutôt : "J'ai pris ce qui en est apparu." »
« J'ai oublié soixante-dix versets de la sourate al-Ahzab. »
Peut-on imaginer qu'un tel effacement ait pu passer inaperçu à Ubayy ibn Kab, alors qu'il était la référence en matière de récitation ?
« Le verset de la lapidation et [celui de] l'allaitement ont certes été révélés, et ils se trouvaient sur un feuillet sous mon lit. Lorsque le Messager d'Allah, que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui, mourut et que nous étions occupés par son décès, un animal domestique entra et les mangea. »
Rapporteur : Al-Qasim ibn Muhammad et 'Amrah
« Vous n'en récitez pas [aujourd'hui] le quart — c'est-à-dire de Bara'ah [Sourate Al-Tawbah]. Et certes, vous l'appelez la sourate Al-Tawbah, alors qu'elle est la sourate Al 'Adhab. »
« La sourate Al-Ahzab équivalait [originellement] à la sourate Al-Baqarah, et il s'y trouvait : "L'homme mûr et la femme mûre (Al-Shaykh wa al-Shaykhah), s'ils commettent l'adultère, lapidez-les impérativement". »
Al-Tabarani a dit dans son المعجم الأوسط (Al-Mu'jam al-Awsat) : « Il n'est rapporté d'après Umar que par cette chaîne de transmission. »
Note d'analyse : Le Coran actuel compte environ 320 000 lettres, ce qui montre qu'on est loin du compte énoncé dans ce récit.
Elle répondit alors : « Ô fils de ma sœur, c'est l'œuvre des scribes ; ils ont commis une erreur dans l'écriture. »
« Abdallah ibn Mas'ud grattait (effaçait) les deux sourates protectrices de ses codex, et il disait : "Certes, elles ne font pas partie du Livre d'Allah." »
Al-A'mash a dit : « Et 'Asim nous a rapporté d'après Zirr, d'après Ubayy ibn Ka'b... [un récit similaire] ».
Article compilé à partir des sources classiques sunnites et chiites