Par Karim C
Bien que la peur soit un phénomène naturel auquel l’être humain est régulièrement confronté, apprendre à la dominer permet de transcender les difficultés et d’ouvrir de nouveaux horizons tout en raffermissant sa foi. En ce sens, l’Islam invite le croyant à s’attacher profondément à cette spiritualité, véritable source de bien-être et de quiétude, car c’est par la force de cette conviction intérieure que l’appréhension s’efface pour laisser place à la sérénité.
La science des Imams d’Ahlul-Bayt (as) nous enseigne que la peur est source de pauvreté, qu’il faut affronter cette émotion intérieur et que les changements ne peuvent venir que de nous et par nous.
Allah dans le Coran nous donne les clés de lecture et de compréhension, ces paroles réconfortantes sont une lumière dans notre existence :
Allah dis dans la sourate 93 versets 3 à 5 :
Ton Seigneur ne t’a ni abandonné ni détesté ; la vie dernière t’est certes, meilleure que la vie présente ; Ton Seigneur t’accordera certes (ses Faveurs) et alors tu seras satisfait.
Il dit aussi dans la sourate «La famille d’Imran » verset 175 : c’est le diable qui vous fait peur de ses alliés. N’ayez pas donc pas peur d’eux ! Mais ayez peur de Moi si vous êtes croyant !
Il dit ensuite dans la sourate al Inchirah versets 1,2, et 3 : N’avons-nous pas ouvert pour toi ta poitrine ; et ne t’avons pas déchargé du fardeau qui accablait ton dos ?
Les Imams d’Ahlul-Bayt suggèrent généralement une approche en 3 parties pour lever tous les blocages du à la peur
Ils proposent trois notions importantes pour réussir à surmonter nos peurs, nos doutes et nos hésitations dans les projets, actions et actes au quotidien.
1: Le passage à l’action.
Commencé à agir, passé à l’offensive après une période de méditation en recherchant l’assistance Divine et celle des personnes compétentes. Dissiper, et faire disparaitre cette peur avec des sentiments positifs.
L’Imam Ali (as) : « La plus grande pauvreté est la peur. »
L’Imam al-Baqir (as) a dit : « La paresse nuit à la religion et au monde d’ici-bas. »
L’Imam Ali (as) a dit : « Ton remède est en toi, mais tu ne le perçois pas. Ton mal vient de toi, mais tu ne le vois pas. »
L’Imam Ali (as) a dit : « Si tu redoutes une chose, jette-toi dedans, car l’attente de cette chose est plus pénible que la chose elle-même. »
Les hadiths des Imams d’Ahlul-Bayt (as) nous invitent à combattre notre peur caractérisée par la grande pauvreté. L’Iman ALI (as) rappel que la pauvreté n’est pas seulement matériel mais aussi émotionnelle, Il l’a considère comme « la grande pauvreté ».
L’Imam Ali (as) souligne que la paresse est un facteur de nuisance, elle touche à la religion, l’inaction est un comportement nuisible pour sa foi. Ils donnent une indication pour trouver les remèdes en soi même par l’introspection et nous invite à l’action lorsque nous redoutons d’un mal afin de ne pas le subir.
2: La restructuration mentale
Se détacher de ce que l’on ne peut contrôler, par exemple Les actes interdits, les polémiques infondées. Les critiques destructrices, les guerres d’egos.
L’Imam Ali (as) : « L’indécision est le naufrage des affaires. »
L’Imam Ali (as) a dit : « Ne soyez pas l’esclave de vos passions, car Dieu vous a créés libres. »
L’Imam Ali (as) : « Au comble de la détresse vient la délivrance, et quand les anneaux de l’épreuve se resserrent, c’est qu’elle va se dénouer. »
L’iman Ali (as), mets en garde contre l’indécision, il l’a qualifié de naufrage dans les affaires, Il rappelle qu’Allah a créé l’homme libre et que ses passions peuvent le rendre esclave de lui-même, c’est dans le moment le plus crucial que vient la délivrance et qu’après les épreuves vient la facilité.
La structure mentale est le système qui nous permet de prendre les bonnes décisions dans la lumière de la science islamique des Imamsd’Ahlul-Bayt, le danger est de suivre ses passions nous amène à être esclave de soi-même, alors qu’Allah nous a créé libre. Ici la détresse est une source de délivrance, elle n’est pas sans issue, chaque situation à son début et sa fin et c’est une libération.
3: La connexion spirituelle
Utiliser le dhikr (souvenir) et la tawakul (confiance) avec science pour apaiser le système nerveux et l’esprit. La science nous permet de ne pas se consacrer et de ne faire confiance qu’au Dhikr tout en délaissant les actes, elle nous enseigne le juste milieu entre le Dhikr edt l’action concrète.
Définition du souvenir ( Dhikr) : désigne à la fois dans l’islam, le souvenir consistant généralement en l’évocation rythmée et répétitive d’une prière, d’une formule ou phrase sacrée.
Définition de la confiance ( tawakul) :le Prophète SWL, Attache ta chamelle, puis place ta confiance en Allah.
Allah dit : « Puis, une fois que tu t’es décidé, met ta confiance en Allah (et passe à l’action). »
(Sourate : 3 Ali-Imran : Verset : 159)
L’Imam al-Sadiq (as) : « L’intelligence est ce par quoi on adore le Miséricordieux et par quoi on acquiert les Jardins. »
L’Imam al-Sajjad (as) a dit : « Seigneur, je Te demande un cœur sain qui se soumet à Toi. » (Sahifa Sajjadiya)
L’Imam al-Kazim (as) a dit : « Rien n’est plus utile au cœur que la lecture du Coran avec réflexion. »
L’Imam Ali (as) a dit : « Celui qui a une bonne opinion de Dieu est à l’abri du désespoir. »
Conclusion : La noble famille des Ahlubayt (as) nous invite à adorer Allah en toute intelligence, de même que les récompenses découlent de cette règle. La connexion spirituelle est conditionnée par utilisation de l’intelligence de la lise en pratique de la science Prophétique de Mohammad (as) héritée par les Imams d’Ahlul-Bayt (as) , c’est le seul moyen valable d’adorer Allah. C’est en cela que l’Imam Sajjad (as) demande « un cœur sain qui se soumet ». Par cela, le cœur pourra recevoir les lumières du Coran afin d’en découvrir ses secrets. Connaitre Allah, avoir une bonne opinion est la clé contre le désespoir et renforce notre confiance en lui.