La raison doit être « pure » devant Allah

Ce document traite d’un concept fondamental dans la spiritualité islamique : la nécessité, pour le croyant sincère, de présenter devant Allah une raison totalement libre de tout conditionnement humain. Ce n’est qu’à cette condition que la recherche de la vérité peut être menée avec une sincérité absolue.

Le propos s’articule autour de plusieurs axes complémentaires : la notion de « raison pure » et ce qu’elle exige concrètement du croyant ; le concept coranique de Fitra (la nature originelle de l’homme) et son lien avec le monde pré-temporel des âmes (Al-Dharr) ; enfin, la méthodologie transmise par les Ahlul Bayt pour accéder à la vérité à travers les hadiths de la famille du Prophète ﷺ.

Ce texte s’adresse à tout croyant, qu’il soit débutant ou avancé, désireux de comprendre pourquoi et comment la raison doit être « nue » pour qu’Allah puisse la guider. Il puise ses fondements dans le Coran, dans les grandes œuvres exégétiques comme Al-Mizan d’Al-Tabataba’i, et dans les recueils de hadiths tels qu’Al-Kafi d’Al-Kulayni.

La raison doit être « pure » devant Allah

La raison doit être « pure » devant Allah pour permettre au croyant de rechercher la vérité avec une sincérité absolue et sans aucun « parti pris ».

Ce concept fondamental de « raison pure » repose sur plusieurs exigences spirituelles et intellectuelles :

  • S’affranchir de tous les conditionnements : Avoir la raison nue signifie se dépouiller de toutes les censures, les barrières et les interdictions qui nous ont été inculquées par notre environnement. Il s’agit de rejeter les pressions sociales ou religieuses limitantes, comme le fait de s’entendre dire « tu n’as pas le droit de faire ça » ou « tu vas aller en enfer ».
  • Se vider des influences terrestres : Pour qu’Allah nous guide, il faut jeter tout ce qui « encombre le cœur » et la raison. Cela nécessite de se désavouer des influences de sa mère, de son père, de sa fratrie, de ses amis, de son pays et de son drapeau, mais aussi des figures d’autorité telles que les groupes, les cheikhs ou les ayatollahs.
  • Retrouver sa pureté originelle : Se mettre symboliquement nu devant Dieu, c’est accepter de se retrouver dans le même état de vulnérabilité que le jour de notre naissance.
  • Prendre conscience de sa réalité face à la mort : Cette mise à nu prépare à la solitude de la tombe. En effet, hormis nos actions, toutes ces influences et attaches terrestres ne nous accompagneront pas dans la mort. 

En fin de compte, présenter une raison « dépouillée de toute attache terrestre  » est l’étape indispensable pour déclarer à Allah que l’on a délaissé le monde entier et que l’on s’en remet exclusivement à Lui pour être guidé.

Exemples concrets  : comment purifier sa raison au quotidien

La purification de la raison n’est pas une abstraction. Elle se traduit par des actes et des dispositions intérieures concrets :

  • Avant toute recherche religieuse, formuler une Niyyah sincère : « Ô Allah, je cherche la vérité sans parti pris. Si ce que je croyais hier était faux, guide-moi vers le juste. » Cette intention brise le réflexe de défense identitaire.
  • Interroger ses certitudes héritées : Se demander honnêtement : « Serais-je convaincu de cela si j’avais grandi dans un autre contexte familial ou culturel ? » Si la réponse est incertaine, la conviction est héritée, non acquise par la raison libre.
  • Accepter de confronter les arguments adverses : La raison pure accepte de lire l’exégèse d’un courant différent. Refuser de lire par principe, c’est signe que la raison n’est pas encore libérée.
  • Pratiquer le silence intérieur avant la supplication : Avant de faire l’invocation (du’a) pour la guidance, prendre quelques minutes pour « déposer » ses préjugés, comme on enlève un manteau avant d’entrer dans un lieu sacré.

Sourate Ar-Rum (30), Verset 30 — La Fitra

فَأَقِمْ وَجْهَكَ لِلدِّينِ حَنِيفًا فِطْرَتَ اللَّهِ الَّتِي فَطَرَ النَّاسَ عَلَيْهَا

Traduction : « Dirige tout ton être vers la religion exclusivement (pour Allah), telle est la nature originelle (Fitra) selon laquelle Allah a fendu (créé) les hommes. Pas de changement à la création d’Allah. Voilà la religion de droiture ; mais la plupart des gens ne savent pas. »

  • L’Étymologie : Le mot Fitra vient de la racine Fa-Ta-Ra, qui signifie « fendre » ou « ouvrir ». Cela suggère une création qui émerge d’un état intérieur originel pur.
  • L’Innéité : Ce verset est le fondement de l’idée que la croyance en l’unicité (Tawhid) n’est pas seulement un acquis culturel, mais une disposition inscrite dans l’ADN spirituel de l’individu.
  • L’Immuabilité : La phrase « Pas de changement à la création d’Allah » souligne que, malgré les influences extérieures, cette inclinaison naturelle intérieure reste présente au fond de chaque être humain.

1. La Fitra comme « Ma’rifa » (Connaissance)

Pour les commentateurs d’Ahlulbayt (comme Al-Tabataba’i dans Al-Mizan ou Al-Kulayni dans Al-Kafi), la Fitra n’est pas seulement une inclinaison, c’est une connaissance infuse. Allah a « pétrie » la connaissance de Son Unicité dans la structure même de l’âme humaine. Lorsqu’on a demandé à l’Imam al-Sadiq (as) ce qu’était cette Fitra, il a répondu : « C’est le Tawhid. » L’athéisme (kufr) qui vient du mot « Kaf » signifiant « couvrir creux  de la main » est donc considéré comme un voile superficiel recouvrant une réalité profondément encrée à l’intérieure de chaque individu, réalité qui ne demande qu’a fendre et éclore. 

C’est exactement cela l’étymologie du mot « Fatara » : Fendre et laisser germer ce qu’Allah a semé au plus profond de notre adoration. 

Le mot kufr (mécréance) étant un voile du déni (et de la censure)  que l’on jette sur la fitra afin de l’empêcher de se fendre pour éclore et donner un individu meilleur (libre d’utiliser sa raison).

2. Le Lien Indissociable entre Fitra et Wilayah

Plusieurs traditions rapportées dans Tafsir al-Burhan ou Noor al-Thaqalayn expliquent que la Fitra est composée de trois éléments indissociables :

  • At-Tawhid (L’unicité de Dieu).
  • An-Nubuwwah (La reconnaissance du Prophète).
  • Al-Wilayah (L’attachement à l’autorité spirituelle des Imams).

Ces 3 éléments sont une même graine semés dans l’adn de l’homme, puis testés par Allah lorsqu’il nous fit attester dans le monde des Ombres, et notre rôle sur cette terre est de fendre cette graiine afin qu’elle puisse germer et donner un homme meilleur (libre de toute contrainte « émanation non divine »).

3. La Fitra et le Monde des Particules (Al-Dharr)

Dans la langue des Arabes, al-dharr désigne les fourmis rouges nouveau-nées ou les plus petites espèces de fourmis. C’est l’image de la petitesse extrême. Cela est assimilé à la petite graine car, dans le Coran, le terme est utilisé pour illustrer un poids infime (mithqāla dharratin), souvent traduit par « le poids d’un atome » ou « le poids d’une petite graine ».

  • L’explication : La Fitra est le « résidu originel semé dans l’homme »,  le souvenir vivant du témoignage que les âmes ont donné dans le monde d’Al-Dharr.
  • L’Immuabilité : Même si l’homme pèche ou oublie, la nature de son âme reste purement monothéiste. Le changement ne peut affecter l’essence de la création, seulement son expression extérieure.

Le Monde des Particules (Al-Dharr) et la Scène de l’Alliance

1. La Scène de l’Alliance (Al-Mithâq)

وَإِذْ أَخَذَ رَبُّكَ مِن بَنِي آدَمَ مِنْ ظُهُورِهِمْ ذُرِّيَّتَهُمْ وَأَشْهَدَهُمْ عَلَى أَنفُسِهِمْ أَلَسْتُ بِرَبِّكُمْ قَالُوا بَلَى شَهِدْنَا

Sourate Al-A’raf (7:172) Traduction : « Et (rappelle-toi) lorsque ton Seigneur prit des fils d’Adam de leurs reins et leur fit rendre témoignage sur eux-mêmes : ‘Ne suis-je pas votre Seigneur ?’ Ils dirent : ‘Oui, nous en témoignons.’ C’était pour que vous ne disiez pas au Jour de la Résurrection : ‘Nous étions à cet égard dans l’ignorance.’ »

L’explication des Ahlulbayt : Ce témoignage n’était pas verbal au sens physique, mais une vision directe. La Fitra est précisément la trace indélébile de cette vision ancrée dans l’essence de l’âme. 

2. Pourquoi avons-nous « oublié » ?

« Le souvenir de la scène a été effacé, mais la certitude de l’événement est restée. »

L’oubli concerne les détails de la scène (le lieu, la forme), mais le sentiment de reconnaissance (la Ma’rifa) demeure en l’homme. La révélation ne lui apprend rien de nouveau, elle réactive ce qui est déjà là (elle fend/éclot cette graine /particule  qui a déjà été semée originellement).

3. La Fitra comme « Dépôt » (Al-Amanah)

  • Le raisonnement : Lors du pacte d’Al-Dharr, l’unicité d’Allah (Tawhid) a été présentée, mais aussi la mission du Prophète (Nubuwwah) et l’autorité des Imams (Wilayah).
  • La conséquence : Celui qui aime les Ahlulbayt dans ce monde est celui dont l’âme s’est fendue « rapidement » pour répondre au pacte dans le monde d’Al-Dharr.

4. L’impact sur la destinée

  • Il existe une distinction entre l’argile des gens de la droite (Illiyyin) et celle des gens de la gauche (Sijjin).
  • La Fitra reste une preuve (Hujjah) contre l’homme. Personne ne pourra dire au Jour du Jugement : « Je ne savais pas ».

Hadiths fondamentaux avec sources

Sur la Fitra et le Tawhid

De l’Imam al-Sadiq (paix sur lui) : On lui demanda ce qu’était la Fitra, et il répondit : « C’est le Tawhid (l’unicité divine). »

Source : Al-Kulayni, Al-Kafi, Kitab al-Tawhid

Sur la difficulté d’accepter les hadiths des Ahlul Bayt

Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Notre parole est difficile, très difficile à porter. Seul un ange rapproché, un prophète envoyé ou un croyant dont Allah a éprouvé le cœur par la foi peut la supporter. »

Source : Al-Kulayni, Al-Kafi, Kitab al-Hujja

Sur la purification de la raison

L’Imam Ali (paix sur lui) a dit : « Celui qui veut connaître la vérité doit se dépouiller de ses passions. »

Source : Ghurar al-Hikam, Al-Amudi — paroles attribuées à l’Imam Ali (paix sur lui)

Méthodologie pour Trouver la Vérité selon les Hadiths d’Ahlul Bayt

Pour trouver la vérité selon les hadiths de la famille du Prophète (Ahlul Bayt), les sources décrivent une méthodologie précise en plusieurs étapes, conçue comme une solution universelle même pour ceux qui n’ont pas fait d’études approfondies ou qui ne maîtrisent pas l’arabe :

Étape 0 — L’acceptation de principe

Le Prophète a prévenu que les hadiths de sa famille sont très difficiles à accepter : seuls un ange, un prophète envoyé ou un croyant dont le cœur a été éprouvé par la foi y parviennent spontanément. La première règle fondamentale est donc d’accepter en règle générale tout hadith qui provient de sa famille. Même si un croyant accepte par erreur un hadith qui n’est pas totalement exact, le Prophète se portera garant pour lui le Jour du Jugement. À l’inverse, rejeter d’emblée un hadith est considéré comme une dénégation qui mène à la mécréance.

Étape 1 — La soumission du cœur et la vérification matérielle

Une fois le hadith accepté en principe, il faut que le cœur s’apaise et s’y soumette. En parallèle, il est nécessaire de vérifier l’authenticité de la transmission, par exemple en s’assurant que le propos rapporté se trouve bien dans les ouvrages de référence.

Étape 2 — Se référer à Allah en cas de blocage

Le Prophète a indiqué qu’il arriverait inévitablement que le cœur du croyant recule devant certains hadiths. Dans ce cas, la consigne est de se référer exclusivement à Allah. Il faut prier Dieu sans aucun parti pris, en se dépouillant de toutes ses attaches et influences pour se présenter devant Lui avec une raison totalement « nue ».

Étape 3 — S’en remettre à un homme doué de connaissance

Pour comprendre correctement la religion, il faut se référer à un homme qui possède une véritable expertise dans les hadiths de la famille du Prophète. Cet homme de science se distingue par plusieurs critères stricts :

  • Il ne prononce pas de fatwas basées sur son avis personnel, sur l’analogie (qiyas) ou sur le consensus (ijma).
  • Il maîtrise l’ensemble des traditions réparties dans les différents livres sur un sujet donné pour en extraire la règle générale.
  • Il sait contextualiser les textes et identifier les hadiths prononcés sous la taqiyya.
  • Il résout les contradictions apparentes entre des hadiths que le novice trouverait incompatibles.

Sourate At-Tawbah (9), Verset 122

وَمَا كَانَ الْمُؤْمِنُونَ لِيَنفِرُوا كَافَّةً فَلَوْلَا نَفَرَ مِن كُلِّ فِرْقَةمِ مِّنْهُمْ طَائِفَةٌ لِّيَتَفَقَّهُوا فِي الدِّينِ

Traduction : « Les croyants n’ont pas à quitter tous leurs foyers. Pourquoi de chaque clan quelques hommes ne viendraient-ils pas s’instruire dans la religion, pour pouvoir à leur retour avertir leur peuple afin qu’ils soient sur leur garde ? »

Ce verset fonde l’obligation de la spécialisation religieuse : la communauté a le devoir de former des hommes capables de guider les autres. C’est en ce sens que l’homme de connaissance décrit dans la méthodologie ci-dessus est une nécessité communautaire, et non un luxe.

Conclusion : Le chemin de la raison vers la Lumière

Tous les fils de ce document se rejoignent en un seul et même point : l’être humain est, par sa nature la plus profonde (fitra/graine/atome), un être fait pour germer et connaître Allah.

La Fitra , cette empreinte divine  gravée (lumière issue du trône, de l’esprit divin et semée en chacun de nous) dans chaque âme depuis le monde d’Al-Dharr  est la boussole intérieure que le Créateur a déposée en chaque homme comme preuve (Hujjah) et comme guide. Mais cette boussole peut être brouillée, étouffée, empêchée d’éclore et de donner le meilleur d’elle-même , par les conditionnements, empêchements familiaux, censures culturels et idéologiques que nous accumulons au fil de notre vie terrestre.

C’est pourquoi la raison doit être « pure », nettoyée  : non par indifférence au monde, mais par fidélité (curiosité) à ce premier serment fait devant Allah, avant même la naissance. Se présenter devant Lui avec une raison nue, c’est revenir à cet état de vérité initiale où l’âme n’avait pas encore été couverte de voiles.

La méthodologie des Ahlul Bayt : acceptation humble, soumission du cœur, recours à Allah, et accompagnement par un homme de science est le chemin pratique pour que cette Fitra se réveille et guide le croyant vers la vérité complète : le Tawhid, la Nubuwwah et la Wilayah.

En conclusion, si une personne rejette toutes les influences extérieures, s’accroche exclusivement au Coran et à la famille du Prophète, et demande sincèrement la guidée divine avec un cœur vulnérable, qu’elle se laisse fendre pour faire germée cette graine originelle, Allah n’étant pas injuste  la guidera obligatoirement vers la vérité. Car Sa promesse est inscrite dans la création elle-même.

N’avons-Nous pas fendu pour toi ta poitrine ? Et ne t’avons-Nous pas déchargé du fardeau qui accablait ton dos ?

Et (avoir fait germé) exalté pour toi ta renommée ?

 À côté de la difficulté est, certes, une facilité !

À côté de la difficulté est, certes, une facilité ! (Sourate 94)

Glossaire des termes arabes

Les termes suivants sont utilisés tout au long de ce document. Cette liste permet au lecteur moins familier avec la terminologie islamique de comprendre leur sens précis.

  • Al-Amanah (الأمانة) : Le dépôt, la confiance. Désigne ici la Wilayah comme un dépôt confié à l’âme humaine depuis le monde d’Al-Dharr.
  • Al-Dharr (الذر) : Le monde des particules ou des atomes. Désigne l’existence pré-temporelle des âmes à l’etat de petite graine , avant leur incarnation dans le monde terrestre. C’est dans ce monde qu’eut lieu le pacte originel (Al-Mithâq).
  • Al-Kafi (الكافي) : L’un des principaux recueils de hadiths du courant chiîte doudécimain, compilé par Al-Kulayni (mort en 329 H). Il fait partie des quatre sources (Kutub al-Arba’a) de la jurisprudence chiîte.
  • Al-Ma’rifa (المعرفة) : La connaissance spirituelle, la gnose. Désigne ici la connaissance infuse d’Allah déposée dans l’âme humaine depuis Al-Dharr.
  • Al-Mizan (الميزان) : Grande œuvre exégétique en 20 volumes du savant chiite Muhammad Husayn Tabataba’i (1903-1981), intitulée Al-Mizan fi Tafsir al-Qur’an (La Balance dans l’exégèse du Coran).
  • Al-Mithâq (الميثاق) : L’alliance, le pacte. Désigne l’accord primordial entre Allah et les âmes humaines décrit dans le verset 7:172.
  • An-Nubuwwah (النبوة) : La prophétie. Désigne l’institution divine des prophètes, et en particulier la mission de Muhammad ﷺ, dernier des prophètes.
  • At-Tawhid (التوحيد) : L’unicité absolue d’Allah. Pilier central de l’Islam, il affirme qu’il n’existe aucune divinité hormis Allah, sans associé ni égal.
  • At-Taqiyya (التقية) : La dissimulation licite. Pratique permettant, dans certaines situations de danger, de ne pas révéler publiquement ses convictions religieuses. Utilisée dans l’exégèse pour comprendre des hadiths prononcés sous contrainte.
  • Fitra (فطرة) : La nature originelle de l’être humain. La disposition innée, gravée par Allah dans chaque âme, vers la croyance en Son unicité. Du verbe Fatara (fendre, créer).
  • Hadith (حديث) : Parole, acte ou approbation rapportés du Prophète Muhammad ﷺ ou, dans la tradition chiîte, des Imams de la famille du Prophète (Ahlul Bayt).
  • Hujjah (حجة) : La preuve, l’argument. La Fitra comme preuve contre l’homme au Jour du Jugement : nul ne pourra prétendre ignorer l’existence d’Allah.
  • Ijma’ (إجماع) : Le consensus des savants. L’une des sources du droit islamique sunnite, rejetée comme source indépendante par la méthodologie des Ahlul Bayt.
  • Qiyas (قياس) : L’analogie juridique. Méthode de raisonnement juridique rejetée comme source de déduction par les Ahlul Bayt.
  • Tīnâ (طينة) : L’argile originelle. Substance spirituelle à partir de laquelle chaque âme a été créée avant Al-Dharr. Deux types : l’argile des Illiyyin (gens du paradis) et celle des Sijjin (gens de l’enfer).
  • Wilayah (ولاية) : L’autorité spirituelle et divine. Désigne l’attachement et la reconnaissance de l’autorité des Imams de la famille du Prophète, désignés par Allah pour guider l’humanité après la prophétie.
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